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tremplin, cet espace mettait en avant des 
solutions innovantes, durables et adaptées 
aux grands défis environnementaux et cli-
matiques. Durant trois jours, dix start-ups 
ont bénéficié d’un corner dédié, d’une forte 
visibilité et d’un parcours de visite ciblé pour 
présenter leurs projets aux professionnels. 
Véritable lieu d’échanges, le Village favori-
sait les rencontres, les démonstrations et 
les collaborations potentielles. Parmi les 
jeunes pousses présentes, Filae s’est distin-
guée en remportant le Coup de cœur du 
Village Start-Up pour son projet «RUPA»: 
un procédé consistant à recycler des filets 
de pêche usagés pour en faire des supports 
de végétalisation ou d’ombrage destinés aux 
espaces urbains tels que façades végétalisées, 
pergolas, toitures végétales, toiles d’ombre.
Maître Jardinier 2025
La finale du concours Carré des Jardiniers a 
vu la remise du trophée à Ludovic Orain pour 
son jardin «L’écrin méditerranéen». Le jury, 
présidé par le célèbre architecte-paysagiste 
Jean Mus, a évalué les créations des quatre 
finalistes qui ont eu 96 heures pour monter 
et réaliser un jardin de 200 m² sur la thé-
matique «Le jardin des possibles: faites-nous 
rêver, surprenez-vous». Avec sa proposition 
inspirée des paysages méditerranéens, le lau-
réat s’est distingué par une approche sensible, 
durable et résolument tournée vers les enjeux 
écologiques et urbains actuels. Son jardin 
«conçu comme une immersion poétique où 
chaque ressource est utilisée avec sobriété» a 
marqué le jury par sa cohérence, sa technicité 
et sa vision des jardins de demain. 
Entretien avec Alexandra Moncorgé, 
directrice du Salon Paysalia.
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans 
cette édition 2025, tant dans l’ambiance que 
dans la mobilisation de la filière?
Ce qui m’a vraiment frappée cette année, 
c’est l’énergie collective qui s’est dégagée dès 
l’ouverture. J’ai senti un véritable sentiment 
d’appartenance à la filière et une volonté 
très affirmée de collaborer pour répondre 
aux enjeux environnementaux et sociétaux. 
L’ambiance était extrêmement rythmée: une 
réelle frénésie du contact, mais toujours avec 
cette convivialité propre à Paysalia, festive 
sans jamais perdre son cadre professionnel. 
J’ai aussi été impressionnée par l’appétence 
du public pour les contenus: les conférences 
ont fait salle comble et les visiteurs venaient 
clairement pour s’informer et se former.
Quelles améliorations mises en place cette 
année ont le mieux fonctionné, et ­lesquelles 
souhaitez-vous consolider pour les 
­prochaines éditions?
Nous avons renforcé la thématisation de 
certains espaces, notamment le village amé-
nagement urbain et éclairage, et cela a très 
bien fonctionné. Ce nouvel espace a permis 
de structurer une offre déjà présente et de 
répondre à la demande croissante autour de 
la ville verte. Le village start-up a également 
été un succès: douze jeunes structures ont 
pu bénéficier d’une visibilité accrue, en écho 
aux attentes de l’UNEP (Union Nationale 
des Entreprises du Paysage). Pour 2027, 
nous allons poursuivre dans cette direction, 
consolider les villages existants et peut-être 
en créer de nouveaux.
Quelles innovations présentées en 2025  
vous ont semblé les plus prometteuses, 
et comment souhaitez-vous encourager 
­encore davantage l’innovation à l’avenir?
L’innovation est indispensable pour la fi-
lière comme pour le salon. À titre personnel, 
j’ai eu un coup de cœur pour l’effaroucheur 
InsectGuard d’Amazone (1er prix des inno-
vations awards, ndlr), barre vibrante placée 
devant les tondeuses qui effraie les insectes, 
qui introduit un lien très intéressant avec 
la biodiversité. Mais plus largement, nous 
devons continuer à encourager l’innovation 
sous toutes ses formes. J’aimerais notam-
ment mieux représenter la production vé-
gétale, un secteur très innovant mais encore 
peu visible: c’est un axe clair d’amélioration 
pour 2027.
Comment avez-vous perçu la ­cohabitation 
des différents métiers du paysage ­pendant 
cette édition, et quels ajustements 
­envisagez-vous pour mieux les représenter 
demain?
Nous avons souhaité renforcer la présence 
du végétal, aussi bien sur les stands que dans 
la scénographie du salon, et cela s’est res-
senti. J’attache aussi beaucoup d’importance 
à l’accueil: nous avons introduit davantage 
d’espaces de repos et de travail, car un salon 
est devenu pour beaucoup un lieu où l’on 
doit pouvoir téléphoner, suivre une réunion 
en ligne ou s’installer quelques minutes. Ces 
espaces ont vraiment amélioré l’expérience 
visiteur, et nous allons continuer à les dé-
velopper.
Qu’a révélé cette édition sur la place 
­internationale de Paysalia, et comment 
­souhaitez-vous développer cette dimension 
pour les éditions à venir?
Paysalia est aujourd’hui solidement installé 
en Europe et cette édition l’a confirmé. La 
Journée Ville Verte a permis d’accueillir des 
intervenants de Milan, Turin, Helsinki, Sé-
ville, Saragosse ou Vilnius, et ce premier an-
crage international ouvre de nouvelles pers-
pectives. Pour 2027, je souhaite aller plus 
loin, fédérer encore davantage de grandes 
villes et renforcer notre attractivité auprès 
des entrepreneurs du paysage à l’échelle eu-
ropéenne. Pour moi, c’est clairement une 
piste d’avenir.
Interview
Nouveau venu dans la gamme professionnelle et 
présenté parmi les innovations 2025, le robot 
Stiga Apx Pro gère jusqu’à 27 000 m² grâce à ses 
batteries et à ses outils interchangeables. 
photo: Jean-Luc Pasquier 
Alexandra Moncorgé. photo: Studiobeguin

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