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lorsque Maxime Bougain, Meilleur Ouvrier 
de France, échangeait avec les visiteurs pen-
dant une démonstration de taille. Ce petit 
privilège — celui d’observer et d’échanger 
avec un artisan d’un tel niveau — incar-
nait ce que Paysalia peut offrir de meilleur: 
l’alliance du savoir-faire traditionnel et 
de l’innovation moderne. Les visiteurs n’y 
viennent pas uniquement pour comparer 
des sécateurs ou des scies, ils font le dépla-
cement pour essayer et sentir la différence 
entre les outils, les instruments, les ma-
chines ou les logiciels.
D’autres stands, plus techniques, propo-
saient autant de démos et d’innovations 
parfois plus discrètes, mais tout aussi essen-
tielles: matériaux regardant l’avenir, subs-
trats optimisés, systèmes d’économie d’eau, 
solutions de renouvellement urbain végéta-
lisé. Et là, le village «Fleurs de France», véri-
table pilier historique du salon regroupant 
les producteurs français, offrait justement 
un aperçu des types de végétaux adaptés aux 
exigences actuelles.
Amplifier le vivant au plus près du sol 
La mycorhization des arbres et des plantes 
en général s’impose progressivement dans 
les espaces verts comme un levier essentiel 
pour améliorer la reprise, la résilience et la 
longévité des plantations. En renforçant 
la symbiose entre racines et champignons, 
cette technique optimise l’accès à l’eau, aux 
nutriments et la résistance aux stress cli-
matiques.
Au salon, plusieurs entreprises propo-
saient leurs lots de solutions à base de mi-
croorganismes ou de mycorhizes, mais c’est 
la jeune entreprise Mycoterroir qui a rete-
nu l’attention grâce à une approche fon-
dée exclusivement sur les souches locales. 
«Nous faisons de l’amplification mycorhi-
zienne de terroir», explique Sébastien Jardi. 
L’entreprise prélève, dans un rayon d’une 
dizaine de kilomètres autour du chantier, 
une diversité de champignons adaptés au 
pédoclimat. Ces souches sont ensuite culti-
vées durant quatre à cinq mois sur plantes 
hôtes avant d’être restituées sous forme de 
granulés, poudres, pralins ou formulations 
injectables. «On n’amène rien d’exotique, 
les populations sont habituées au milieu 
local et se maintiennent 8 à 10 ans», sou-
ligne-t-il. L’application doit être précise, 
notamment pour les arbres déjà en place: 
«Les champignons vivent entre –15 cm et 
–50 cm. Si on ne les met pas au cœur du 
système racinaire, ça ne fonctionne pas.» 
Chaque projet étant sur mesure, le coût 
dépend du nombre de spores produites. À 
noter que le service Mycoterroir a obtenu la 
médaille d’or du SITEVI Innovation Awards 
de novembre dernier, une distinction qui 
récompense les innovations majeures au 
service des filières de production.
L’innovation au service du paysage
Toujours dans la même dynamique précitée 
et sur une initiative conjointe de Paysalia et 
de l’UNEP, le Village Start-Up de l’édition 
2025 a rassemblé pour la première fois de 
jeunes entreprises désireuses de réinventer 
les métiers du paysage. Pensé comme un 
Haut: Inspiré des paysages méditerranéens, le jardin de Ludovic Orain est le lauréat du carré des jardiniers 2025. Bas: Prix de l’encouragement du Village 
Start-Up, Filae propose des solutions de supports issus du recyclage de filets de pêche pour la végétalisation. À droite: La compacité de cette nouvelle pince 
DMS réduit le bras de levier et rend l’outil particulièrement adapté aux mini-pelles et aux machines compactes. photos: Jean-Luc Pasquier

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