jardinsuisse 1/2026 15
une convention d’objectifs comprenant une 
analyse du potentiel ainsi qu’une liste de 
mesures complémentaires. La transmission 
des données dans l’outil de monitoring des 
conventions d’objectifs («Outils COS»), 
développé par l’Office fédéral de l’énergie, 
est assurée par DM Energieberatung. «D’ici 
2034, la Confédération attend une réduction 
forfaitaire d’au moins 2,25 % par an, soit un 
total de 22,5 % sur cette période de dix ans», 
a déclaré Sara Willi. «En cas de non-atteinte 
d’un objectif, une amende est infligée, dont 
le montant varie en fonction du nombre 
de mesures effectivement mises en œuvre.»
Pour la troisième période d’engagement, 
DM Energieberatung anticipe, pour la com-
munauté d’émissions, un remboursement 
compris entre 70 et 90 francs par tonne de 
CO2 émise. Le montant officiel du rembour-
sement fixé par la Confédération s’élève à 
120 francs par tonne de CO2. Le montant 
effectivement versé par JardinSuisse est infé-
rieur, car il intègre des provisions destinées 
à couvrir les amendes mentionnées précé-
demment, au cas où les groupes ne respec-
teraient pas les objectifs annuels définis 
dans les conventions d’objectifs. En 2024, 
le remboursement s’élevait à 98 francs par 
tonne de CO2.
Pour l’élaboration des conventions d’ob-
jectifs, l’entreprise de conseil propose des 
ateliers, qui ont déjà eu lieu pour certains 
groupes de participants selon leur compo-
sition. «Les entreprises de plus grande taille 
peuvent, en alternative, décider que nous 
réalisions sur site une analyse du potentiel 
assortie d’une liste de mesures», a indiqué la 
conseillère en énergie. «Les coûts se situent 
entre 10 000 et 30 000 francs.»
Comment économiser de l’énergie?
Les autres prescriptions importantes appli-
cables à la troisième période d’engagement 
sont les suivantes:
	
– Le temps de retour sur investissement 
(«payback») pour les investissements ré-
alisés dans l’exploitation est prolongé. Il 
passe de 4 ans à 8 ans pour les mesures 
liées aux processus de production, et de 
6 ans à 12 ans pour les mesures relevant 
des infrastructures.
	
– Une exploitation souhaitant être exoné-
rée de la taxe sur le CO2  doit, en plus de 
l’analyse du potentiel assortie d’une liste 
de mesures, soumettre un plan de décar-
bonation d’ici à la fin de l’année 2027.
	
– Comme jusqu’à présent, les exploitations 
faisant partie d’un groupe CO2 ne peuvent 
pas solliciter de financements supplé-
mentaires dans le cadre du Programme 
Bâtiments, dans la mesure où ces aides 
proviennent elles aussi des recettes de la 
taxe sur le CO2.
	
– Globalement, au moins 60 % des émis-
sions de CO2 doivent toujours pouvoir 
être attribuées à l’activité économique due 
à l’exploitation de serres. Pour le chauf-
fage d’éventuels bâtiments d’habitation, 
la part des combustibles fossiles ne doit 
pas dépasser 40 %.
	
– Pour l’ensemble du groupe, ce n’est dé-
sormais plus l’efficacité énergétique en 
tant que substitution au CO2 qui est 
déterminante, mais l’effet des mesures 
d’économie d’énergie effectivement mises 
en œuvre (modèle fondé sur les mesures 
plutôt que sur l’énergie).
	
– L’autoconsommation de l’électricité 
produite par des installations photovol-
taïques est reconnue comme mesure de 
substitution au titre de l’efficacité éner-
gétique dans le domaine de l’électrici-
té. Elle n’a toutefois aucune incidence 
sur l’atteinte des objectifs de CO2. À cet 
égard, seules sont déterminantes la mise 
en œuvre de mesures ayant un effet di-
rect sur les émissions de CO2, telles que 
le remplacement d’un écran énergétique 
ou l’abaissement de la température dans 
les serres.
	
– Les exploitations exonérées de la taxe sur 
le CO2 ne perçoivent désormais plus que 
le remboursement, et non plus la redis-
tribution via la masse salariale AVS. Au-
paravant, elles bénéficiaient à la fois du 
remboursement et de la redistribution par 
le biais de la masse salariale AVS.
Introduite le 1er janvier 2008, la taxe sur le CO2 en Suisse est une 
taxe d’incitation prélevée sur les combustibles fossiles (mazout, gaz) 
afin d’inciter les entreprises à réduire leurs émissions de gaz à effet de 
serre. Initialement fixée à 12 CHF par tonne de CO2, elle augmente 
progressivement si les objectifs de réduction ne sont pas atteints, 
son produit étant majoritairement redistribué à la population et 
aux entreprises. Elle s’élève aujourd’hui à 120 francs par tonne de 
CO2. La révision de la loi sur le CO2 pour la période 2025–2030 
est entrée en vigueur le 1er janvier 2025, avec notamment l’objectif 
de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 
par rapport au niveau de 1990.
Dans le cadre de cette loi, la Confédération a élaboré la «Stra-
tégie énergétique 2050». Celle-ci a posé les bases permettant de 
développer, en collaboration avec l’économie, des mesures et des 
instruments visant à réduire en continu les émissions de CO2. Les 
entreprises qui s’engagent, par leur participation au programme de 
protection du climat, à diminuer leurs émissions de CO2 se voient 
rembourser la taxe d’incitation sur le CO2. De 1990 à 2013, aucune 
réduction des émissions de gaz à effet de serre n’a pu être obtenue 
pour l’ensemble des entreprises en Suisse. Ce n’est qu’avec le lan-
cement de la deuxième période d’engagement, de 2013 à 2024, que 
le bilan s’est progressivement amélioré. À la fin de l’année 2023, 
les émissions totales de gaz à effet de serre étaient inférieures de 
26 % à leur niveau de 1990. Les données pour l’année 2024 ne 
sont pas encore disponibles. Les exploitations ayant participé au 
programme fédéral de protection du climat entre 2012 et 2024 ont 
permis d’économiser au total 857 655 tonnes de CO2.
Durant la deuxième période d’engagement, de 2013 à 2024, plu-
sieurs entreprises de JardinSuisse ont dépassé les objectifs fixés dans 
la convention d’objectifs conclue avec la Confédération. Elles ont 
ainsi perçu un montant total de 20,5 millions de francs au titre des 
remboursements. Ce montant inclut également les sommes versées 
au titre de la suratteinte des objectifs définis.
Bilan intermédiaire de la loi sur le CO2
Pour plus d’informations, contacter l’Agence de 
l’énergie pour l’économie (AEnEC), qui fait le lien 
entre Confédération, cantons et entreprises.
Les conseillers pour la Romandie sont:
- Lucien Dupasquier, conseiller AEnEC
Tel. 079 585 99 45
lucien.dupasquier@enaw.ch
- Jérémie Dujardin, conseiller AEnEC
Tel. 026 913 01 01
jeremie.dujardin@enaw.ch
Conseils utiles
https://www.zv-energie.admin.ch/fr/ 
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https://www.bazg.admin.ch/fr/ 
infos-pour-entreprises
Liens utiles

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