jardinsuisse 1/2026 33 ACTUALITÉS DE LA BRANCHE effet, outre un passage dans le salon Rocalia dédié à la pierre naturelle, de nombreuses nouveautés végétales, innovations et dé- monstrations techniques ont apporté ce pe- tit plus de rapports humains que les e-shops ne proposent pas. Aussi, les conférences et présentations physiques ont attiré les foules. Par exemple lorsque les paysagistes, habitués à manipuler des matériaux lourds s’agglu- tinent autour d’une pelle-rétro électrique, c’est qu’il y a matière à voir... La pelle en question maniait avec agilité, et dans le plus grand des silences, des élé- ments en béton et en pierre naturelle au moyen d’une pince d’un nouveau genre. Cette pince hydraulique, développée et pré- sentée par DMS Technologie, apporte une réponse puissante et ingénieuse. Comme l’explique Sebastian Gruber, directeur des ventes: «Notre piston est entièrement en- capsulé et les conduites d’huile sont in- tégrées à l’intérieur. Tout ce qui doit être protégé l’est réellement.» Cette construction supprime les risques de dommages liés aux flexibles et augmente la fiabilité de l’en- semble. «Même notre plus petit modèle dépasse 1,6 tonne de puissance de serrage, c’est un niveau rarement atteint sur le mar- ché», souligne Sebastian Gruber. En outre, la modularité du système convainc: le bloc mécanique reste identique, seules les pinces varient selon les tâches — terrassement, tri, manutention de pierre ou de matériaux sensibles. À cela s’ajoute une innovation utile en aménagement extérieur: les mâ- choires Softgrip en caoutchouc. «Elles se clipsent en quelques secondes et permettent de saisir toutes sortes de pièces brutes, des pierres naturelles ou des éléments béton sans risque d’écaillage», explique-t-il. La gamme de pinces est distribuée en Suisse chez Ullmann à Bussnang (TG). La fine fleur en démonstration Dans les allées, au milieu du tumulte des discussions, il y avait d’autres stands qui attiraient plus que l’œil. Le stand de Fel- co, par exemple, n’est pas passé inaperçu Salon Paysalia: réinventer le paysage Le salon Paysalia, qui s’est tenu à Lyon en décembre dernier, a enregistré une fréquentation record. Entre pinces hydrauliques révolutionnaires, mycorhizes locales et jardin méditerranéen poétique, quelles sont les innovations qui vont vraiment transformer le métier? Texte: Jean-Luc Pasquier Présenté au village des start-up, ce potager à 4 ou 5 modules permet la culture basée sur le principe de l’hydroponie, associant plantes et poissons avec le délicat bruit de rivière dans son jardin. photo: a river in the garden Fin d’année passée, alors que les sols dé- trempés peinaient à ressuyer, près de 41 500 professionnels du secteur vert ont convergé durant trois jours vers Lyon, direction le salon Paysalia. Les mauvaises conditions de travail de la terre ont permis aux horti- culteurs de se lâcher un peu et de prendre le temps d’une visite. En effet, dans des travées plus denses que jamais, près de 1000 exposants ont accueilli une foule compacte, au point que l’on avançait parfois au ralenti dans cette agora horticole unique. Cette édition 2025 s’est tenue dans un contexte climatique et économique exigeant, où la résilience écologique presse l’entier de la filière à proposer des solutions respon- sables. Malgré cela — ou peut-être à cause de cela — la présence massive des professionnels à Lyon témoigne d’un intérêt intact pour ce rendez-vous stratégique de la filière. Une nouvelle génération de pinces Tout pour l’horticulture. Ce serait résumer un peu trop vite le contenu du salon. En
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