28 jardinsuisse 1/2026
ACTUALITÉS DE LA BRANCHE
plique de nouvelles responsabilités, mais 
aussi de nouvelles opportunités: concevoir 
et entretenir des espaces capables d’agir po-
sitivement sur le bien-être humain, tout 
en répondant aux exigences écologiques et 
réglementaires. De la ville aux établisse-
ments de soins, le végétal devient un levier 
opérationnel. «Nous savons que le sport est 
bénéfique pour la santé. Ce que nous explo-
rons ici, c’est le rôle du végétal comme allié 
du corps et de l’esprit», souligne Bertrand 
Favre, évoquant aussi bien la planification 
urbaine que les bains de forêt ou les jardins 
thérapeutiques. 
Des professionnels du vert aux HUG
Aux HUG, cette approche est déjà une réa-
lité. Pour Adib Nahab, directeur du Dépar-
tement d’exploitation, «les jardins hospi-
taliers sont devenus de véritables lieux de 
soin, de respiration et de lien social». Ils 
soutiennent la rééducation, apaisent l’an-
xiété, améliorent le bien-être du person-
nel et participent à une vision globale de la 
santé. «Le jardin devient un outil de santé 
intégrative, reliant horticulture et méde-
cine non médicamenteuse», résume-t-il. 
Reste alors une question centrale pour les 
professionnels du végétal: comment passer 
de l’intention à des réalisations crédibles, 
mesurables et durables? Conception, choix 
des végétaux, modes d’entretien, sécurité, 
indicateurs et reconnaissance institution-
nelle: cette journée Plante & Cité proposait 
des réponses concrètes, nourries par des re-
tours de terrain et des regards croisés entre 
science, soin et pratiques paysagères.
L’environnement, un facteur-clé
Quelle est la part réelle du système de soins 
dans notre état de santé? Pour le Prof. Ni-
colas Senn, médecin et chef du Départe-
ment de médecine de famille à Unisanté, 
la réponse bouscule les idées reçues: «Les 
soins médicaux n’expliquent que 10 à 20% 
de notre santé. Le reste dépend largement 
de facteurs sociaux, éducatifs, environne-
mentaux et culturels.» Dans ce contexte, 
l’environnement – et en particulier le végé-
tal – joue un rôle clé, estimé à près de 20%.
Le végétal, un atout pour le bien-être
Dans le domaine de la santé publique, le végétal s’impose depuis quelques années comme un allié concret. 
Lors de la journée de conférence Plante & Cité organisée en octobre dernier aux HUG (Hôpitaux Universitaires 
de Genève), architectes, paysagistes, soignants et chercheurs ont démontré que concevoir et entretenir des 
espaces verts, c’est aussi agir sur le bien-être, la prévention et la qualité de vie. Texte: Jean-Luc Pasquier
L’espace médiation, sur les toits des HUG, est une terrasse végétalisée servant de lieu de repos pour les patients de l’hôpital. photo: Nicolas Schopfer/HUG 
Comment faire de la végétation un véritable 
outil de santé, au-delà de l’effet décoratif? 
Pour Bertrand Favre, président de l’associa-
tion Plante & Cité Suisse, la question n’est 
plus théorique: «Le végétal doit désormais 
être considéré comme un acteur à part en-
tière de la santé publique», a-t-il expliqué 
lors d’une journée technique en octobre 
dernier. Organisée par Plante & Cité, en 
partenariat avec les Hôpitaux Universitaires 
de Genève (HUG) et l’HEPIA (Haute Ecole 
du Paysage, d’Ingénierie et d’Architecture), 
la journée avait pour thème «Le végétal, un 
atout pour notre bien-être».
Cette conviction exprimée par Bertrand 
Favre résonne fortement, dans un contexte 
marqué par le changement climatique, la 
perte de biodiversité et l’augmentation des 
pathologies liées au stress. Pourquoi réunir 
paysagistes, horticulteurs, urbanistes, soi-
gnants et collectivités autour d’un même 
thème? Parce que «santé, environnement 
et durabilité forment aujourd’hui un tré-
pied indissociable», rappelle Bertrand Favre. 
Pour les professionnels du paysage, cela im-

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