14 jardinsuisse 1/2026
ASSOCIATION JARDINSUISSE
sions» de la troisième période, JardinSuisse 
a désormais établi un règlement. Les exploi-
tations participantes de cette communauté 
sont réparties en six groupes, lesquels ne 
doivent pas dépasser chacun, conformé-
ment aux prescriptions fédérales, un volume 
maximal d’émissions de 1500 tonnes de 
CO2 (état 2023/24). En revanche, le dé-
compte du remboursement effectué en fin 
d’année s’effectue de manière consolidée 
sur l’ensemble des six groupes.
DM Energieberatung AG a mis à disposi-
tion des exploitations de Suisse alémanique 
les documents nécessaires à l’élaboration 
des conventions d’objectifs dès 2025. Les 
documents destinés à la Suisse romande 
sont actuellement en cours de traduction. 
L’outil dit «ESA» contient des modèles de 
mesures standardisées que les exploitations 
peuvent mettre en œuvre. «Nous sommes 
conscients que les exigences liées à l’opti-
misation de l’utilisation de l’énergie sont 
complexes», a déclaré Sara Willi, cheffe de 
projet chez DM Energieberatung AG, lors 
de l’assemblée générale du groupement pro-
fessionnel production horticole de Jardin-
Suisse, en référence aux justificatifs requis. 
De nombreuses nouvelles prescriptions de 
la Confédération ont été intégrées dans cet 
outil.
Chaque entreprise doit désormais établir 
sa propre convention d’objectifs, couvrant 
l’ensemble de ses sites et bâtiments. Comme 
auparavant, les exploitations sont tenues de 
saisir de manière autonome leur consom-
mation énergétique au moyen d’un tableau 
Excel. Pour toute question spécifique, elles 
peuvent s’adresser à DM Energieberatung. 
«Le monitoring inclut désormais notam-
ment la consommation de carburant d’une 
entreprise, pour autant que celle-ci repré-
sente plus de 10 % de la consommation 
énergétique totale», a précisé Sara Willi. 
La plupart des entreprises savent déjà si ce 
critère les concerne, puisque cette part avait 
déjà été relevée dans le cadre du monitoring 
achevé de la deuxième période d’engage-
ment, de 2013 à 2024.
2034: Réduction de 22,5 % de CO2
Au plus tard à la mi-2026, les entreprises 
devront avoir soumis, pour leur exploitation, 
Troisième étape de la décarbonation
Les serristes peuvent continuer à bénéficier d’une exonération de la taxe sur le CO2. L’entreprise 
doit pour cela élaborer une convention d’objectifs assortie d’un plan de mesures. Basée sur la 
loi sur le CO2, cette troisième tranche du programme de remboursement par la Confédération 
s’étend de 2025 à 2040. Texte: Urs Rüttimann
Le programme de remboursement récemment lancé ne calcule plus l’efficacité énergétique comme une substitution du CO2, mais évalue l’impact des 
mesures mises en œuvre. photo: Shutterstock/ DimaBerlin
Le nouveau dispositif de monitoring pour le 
remboursement de la taxe d’incitation sur 
le CO2 débute rétroactivement cette année. 
Soixante-quinze exploitations de serres se 
sont engagées à réduire leurs émissions de 
CO2 de 22,5 % d’ici 2034 et de 36 % d’ici 
2040, au moyen de mesures supplémen-
taires d’économie d’énergie. Cela représente 
environ la moitié des entreprises ayant par-
ticipé au programme de remboursement 
durant la période 2013 à 2024. Les entre-
prises ayant quitté le dispositif invoquent 
le plus souvent une efficacité énergétique 
déjà fortement améliorée et des émissions 
de CO2 désormais réduites à un niveau mi-
nimal. Dans ces conditions, des mesures 
supplémentaires ne permettraient plus une 
amortisation économiquement viable.
Chaque exploitation saisit ses données
Comme les années précédentes, DM En-
ergieberatung AG soutient, sur mandat de 
JardinSuisse, les exploitations participant 
au programme et accompagne l’élaboration 
des mesures ainsi que le suivi de l’atteinte 
des objectifs. Pour la «communauté d’émis-

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