16 jardinsuisse 1/2026 ASSOCIATION JARDINSUISSE – La découverte de spécimens de scarabée japonais dans plusieurs régions de Suisse représente un risque important pour les entreprises de production de plantes or- nementales (voir pages 18 et 20). Deux collaboratrices de l’Office fédéral de l’agriculture ont présenté l’évolution de la situation et l’augmentation des foyers de cet organisme de quarantaine. Face à cette menace, le groupe de travail «Scara- bée japonais» de JardinSuisse s’est réuni avec l’OFAG, afin d’améliorer la coordi- nation avec les autorités et de garantir des mesures applicables et réalistes en cas d’infestation. – Un projet spécifique a permis d’évaluer les bénéfices des plantes annuelles et pluriannuelles pour les insectes et, plus largement, pour la biodiversité. En col- laboration avec le groupe professionnel du commerce de détail, JardinSuisse en- tend renforcer la sensibilisation des consommatrices et consommateurs à la valeur écologique de ces végétaux. Le pro- jet vise également à montrer comment les entreprises de production peuvent fa- voriser l’implantation d’organismes au- xiliaires grâce à l’usage ciblé de plantes nourricières. – Une convention d’objectifs a été né- gociée avec l’OFAG afin de réduire les risques liés à l’utilisation des produits phytosanitaires et de limiter les pertes de nutriments. Cette démarche concerne non seulement la production de plantes ornementales, mais aussi les pépinières, les cultures de plantes vivaces ainsi que le secteur du jardinage et de l’aménagement paysager. Les discussions sont menées de manière concertée au sein de la branche. – Les échanges avec les autres groupes professionnels de JardinSuisse ont été intensifiés afin de renforcer la cohésion de la branche verte. Les priorités portent notamment sur les négociations avec les partenaires sociaux, la promotion de la relève, les procédures de consultation en cours, l’aménagement du territoire, le la- Renforcer l’image des plantes suisses Afin de valoriser davantage les plantes suisses sur le marché intérieur, le groupement professionnel Floriculture de JardinSuisse a décidé de renforcer sa collaboration avec l’agence Agro-Marketing Suisse. Lors de son assemblée générale en novembre dernier, le groupement a rappelé l’importance centrale qu’il accordait aux enjeux environnementaux. Texte: Urs Rüttimann La vente de plantes issues de la production suisse doit être encouragée par des mesures de marketing ciblées. photo: Urs Rüttimann Les entreprises de production sont confron- tées à des exigences écologiques toujours plus élevées. La pression exercée par la po- litique comme par la société s’est sensible- ment intensifiée ces dernières années. Ces évolutions, ainsi que d’autres dossiers struc- turants pour la branche, ont été largement abordées lors de l’assemblée générale du groupement Floriculture, fin novembre der- nier. La présidente Heidi Kröni en a présenté les principaux axes. – Plusieurs entreprises ont déjà réduit, voire supprimé, l’utilisation de tourbe dans leurs substrats. Toutefois, une enquête visant à dresser un état des lieux inter- médiaire n’a pas permis d’obtenir des ré- sultats représentatifs, en raison d’un taux de participation insuffisant. Une nouvelle enquête a été lancée en janvier 2026 par l’Office fédéral de l’environnement, avec une reformulation des questions. «Nous espérons un meilleur taux de retour afin de disposer d’analyses plus solides», a in- diqué Heidi Kröni.
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