jardinsuisse 1/2026 11 ASSOCIATION JARDINSUISSE sonnes. Cette situation confère un nouveau statut à JardinSuisse, dont la parole doit désormais davantage porter au sein de la société. C’est aussi ce qu’attendent de nous la politique et l’opinion publique: face aux nombreuses questions environnementales, les entreprises de notre association ont des solutions concrètes et opérationnelles à proposer: lutte contre les ilots de chaleur, absorption des fortes précipitations, pro- motion de la biodiversité, réduction des émissions de CO2 ou encore amélioration de la qualité de vie en milieu urbain, etc. Nos entreprises travaillent quotidienne- ment à relever ces défis. Mais atteindre ces objectifs demande de la patience. On est plus dans un marathon que dans une course de sprint. Avec la densification du bâti et le boom de la construction de ces dernières décennies, le besoin de prestations paysagères – biodiver- sité, protection du climat, ville-éponge, etc. – ne cesse de grandir. Comment l’association peut-elle accompagner les entreprises sur ces nouveaux marchés? Je vois dans ces prestations de nombreuses opportunités. Nos entreprises se trouvent au cœur de ces évolutions, mais les col- laborateurs et collaboratrices ne peuvent exercer leur métier de manière optimale que s’ils disposent d’une formation solide. C’est pourquoi la formation initiale et continue revêt une importance centrale. En ce qui concerne la formation pro- fessionnelle, deux groupes de pilotage éla- borent actuellement la nouvelle procédure de qualification, sur la base de la nouvelle ordonnance sur la formation initiale de 2024. La procédure de qualification des AFP jardiniers/jardinières est désormais fi- nalisée et a été testée à plusieurs reprises. En ce qui concerne la procédure de quali- fication CFC, elle est avancée et se trouve en phase de vérification. Les championnats des métiers SwissSkills et WorldSkills nous soutiennent en outre comme vitrine pour attirer les jeunes. «Etre le porte-parole des praticiens» Le poids économique de la branche verte ne fait que croître. La protection du climat, la biodiversité et des villes plus vivables et végétalisées sont des enjeux majeurs, auxquels les jardinières et jardiniers peuvent apporter des solutions concrètes. Marcel Sennhauser, directeur de JardinSuisse depuis près d’une année, s’est fixé pour objectif de mieux faire connaître la branche verte et l’importance de ses prestations dans la société. Texte et photo: Urs Rüttimann Marcel Sennhauser est bientôt depuis un an directeur de JardinSuisse. Par un positionnement clair, il entend renforcer l’association sur la scène politique et dans l’espace public. Vous êtes directeur de JardinSuisse depuis mars 2025. Quel regard portez-vous sur votre première année? Comme une période à la fois stimulante, constructive mais aussi exigeante. J’ai ap- pris à connaître de nombreuses personnes de la branche et des différents groupements professionnels de JardinSuisse. En particu- lier, les collaboratrices et collaborateurs du bureau central à Aarau, véritable moteur de l’association nationale, qui soutiennent les entreprises de la branche avec motivation et professionnalisme. Quelles sont les priorités de votre mission? Mon ambition est de renforcer JardinSuisse comme organisation faîtière de la branche verte, à tous les échelons du fédéralisme. Au cours des vingt dernières années, le chiffre d’affaires annuel du secteur a plus que doublé, s’élevant aujourd’hui à 5 mil- liards de francs, et le nombre de personnes employées dans notre branche a lui aussi presque doublé pour atteindre 32 000 per-
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